Rififi autour du loup en Vanoise

wolf

Des attaques répétées contre des troupeaux en Maurienne ont provoqué la colère des éleveurs savoyards, comme par exemple, en mai 2015, ou deux attaques de troupeaux d’ovins ont été attribuées au loup, avec plus de 30 brebis et agneaux tués ou blessés malgré des filets de protection et la surveillance de chiens patous. Plusieurs attaques ont eu lieu aussi vers le 23 juillet 2015 près de Valmeinier.

Des membres du syndicat des éleveurs de moutons de Savoie ont séquestré le 1er et 2 septembre 2015 Guy Chaumereuil, président du conseil d’administration du Parc national de la Vanoise, le directeur et le chef de secteur de Modane, venus participer à une réunion sur le projet de charte du Parc à Bramans.

Ils exigent l’abattage de cinq loups dans le département d’ici la fin de l’année et l’autorisation des tirs contre le loup dans la zone centrale du Parc national de la Vanoise. Un loup a été abattu le 13 juillet 2015 en Savoie, à Villarodin-Bourget, dans la vallée de la Maurienne.

A noter :

Les trois meutes présentes en Savoie sont en concurrence avec des effectifs en groupe, venus d’Italie par Sestrière ou encore de la Drôme. On compterait plus ou moins 15 loups dans le département sur les 250 à 300 répertoriés en France. Le loup est présent occasionnellement à Villaroger, Côte d’Aime ou même Peisey, soit des loups de passage des 2 meutes qui sont à cheval entre Vanoise et Belledonne (la 3e étant en haute Maurienne), soit des individus isolés venus d’Italie.

97 attaques ont été dénombrées du 1er janvier au 31 août 2015 en Savoie  (316 bêtes tuées), soit peu ou prou comme l’année dernière. Sachant que pour la France entière, le nombre d’attaques est nettement en baisse cette année et que, toutes causes confondues (chiens, maladies, foudre, dérochements), on estime à plus de 50.000 chaque année le nombre de moutons tués ou perdus à l’échelle des Alpes françaises sur un total de 850 000 bêtes (et environ 400 000 au niveau national sur un total de 9 millions).

Le loup est protégé par la Convention de Berne et la Directive Habitats-Faune-Flore. La zone centrale est en plus complètement protégée, notamment par des textes européens. L’Aspas, Ferus et One Voice, trois associations, viennent de déposer un recours devant le Conseil d’État pour demander l’annulation des autorisations de tirs de loups. Plainte aussi contre la France auprès de la Commission Européenne par l’Aspas et Cap Loup. Recours aussi de la LPO et France Nature Environnement.